La Grosse Plateforme est un collectif d’artistes du spectacle vivant. Née en 2017 du regroupement des trois compagnies Les Occiputs, La Faim du Soir Tard et La Ville en Feu, elle rassemble aujourd’hui 17 artistes comédien.e.s, danseur.ses, administratrices, scénographes, chanteur.euses et pédagogues, qui s’associent sur différentes créations pluridisciplinaires. Ensemble illes créent à la fois des spectacles, mènent des actions artistiques et pédagogique avec des publics, et organisent des évènements entre programmation et festivités.
La compagnie 'Les Occiputs' se forme en 2013 avec Thomas Bleton, Louise Buléon Kayser, Agathe De Wispelaere et Juliet Doucet. Ensemble illes créent Chercher la femme, spectacle entre danse et théâtre qui questionne et déplie en tous sens la notion de féminité. Leur création se joue dans de nombreux théâtres et festivals, dont le Théâtre de l’Opprimé et remporte le prix du public du festival Arsène d’Arras.
La Faim du soir Tard se forme en 2015. Ce collectif mêlant théâtre et chant pense ensemble l’écriture, à même la scène. En 2015 naît Jusqu'au premier sapin, pièce librement inspirée de l’oeuvre shakespearienne Comme il vous plaira. Leur seconde création, MUES, voit le jour en 2016, remporte également le prix du public du festival Arsène d’Arras, et sera présenté dans plusieurs théâtres dont le Théâtre de Belleville et le Théâtre de la Cité Internationale. Dans cette deuxième pièce, ils imaginent six personnages singuliers dont la rencontre absurde vient bouleverser leur vie et les transformer profondément.
La Ville en Feu est un collectif de danse qui se fonde en 2016 à l’initiative de Jean Hostache et de Garance Silve. Ensemble illes proposent à onze autres interprètes d’écrire collectivement une adaptation du Sacre du Printemps d’Igor Stravinski dansé et chanté à capella, destiné à investir tout type d’espace, du plateaur à la rue. Ils et elles présentent une toute première version au Théâtre de la Ville pour le festival Danse Élargie où le collectif est découvert. S’en suit une tournée en France et en Belgique. Le Sacre se danse aujourd’hui dans une multitude de lieux dont le Théâtre des Abbesses, le hall et les terrasses du Grand Théâtre de Provence, les rues de Namur pour le Festival Namur en Mai, divers squares parisiens pour le festival Paris Et 20 l’été, la médiathèque des Visages du Monde de Cergy, la rue de la Canebière à Marseille pour les dimanches de la Canebière, le Centre Hospitalier Montperrin d’Aix en Provence, les jardins et le hall du Théâtre de la Cité Internationale, en déambulation dans l’exposition sur les Nabis au Musée du Luxembourg, ou encore sur les anciennes voies de la petite ceinture pour le festival Danse sur les Rails de Clignancourt.
En 2017, ces trois collectifs se rassemblent pour mutualiser et partager leurs compétences. Ils invitent Lucie Skouratko, administratrice et chargée de production à les rejoindre et à rêver activement avec eux un projet au long terme : La Grosse Plateforme. Une multitude de spectacles voient alors le jour, dont plusieurs sont actuellement en cours de création.
En 2018, Charlotte Arnaud entame la création d’Anatomie d’une playlist. Cette autofiction musicale explore la relation que nous entretenons avec la musique et les grands tubes de la chanson, comment ils racontent notre intimité et fédèrent en même temps des millions de personnes. Il est issu d'une écriture à 6 mains, et se sert de la musique pour parler de notre génération, en s'appuyant sur le dispositif du karaoke. Cette création est soutenue par le théâtre du Nid de Poule à Lyon et L’Annexe à Romainville.
En 2019, Thomas Bleton créé un seul-en-scène de théâtre en appartement intitulé Mise au point - Les plus belles images de ma vie. Présenté dans le cadre des Hors Lits Paris #12, cette proposition envisage l’expérience de l’autopromotion face aux situations de compétition telles que le casting, la lettre de motivation ou les sites de rencontres.
Cette même année, Louise Buléon-Kayser et Pénélope Lévy créent Il faut bien manger. Ce duo qui traite des “Femmes-monstres” remporte la mention spéciale du jury professionnel au festival Nanterre sur scène, puis est présenté au Tremplin Propulsion 2019 porté par Les plateaux sauvages et Le Regard du Cygne. Elles poursuivent leur création dans le cadre d’une co-résidence Grosse Plateforme au Théâtre Notre Dame à Avignon, en collaboration avec Agathe De Wispelaere qui travaille alors la création de son seule en scène intitulé Elle danse dans son sandwich, et Garance Silve qui met en scène Demain je disparais, solo dansé et dessiné sur le phénomène de la disparition volontaire.
Myriam Jarmache commence la conception d’un spectacle sur la figure opératique subversive et libre de Carmen. Cette création intitulée Carmen / je chante pour moi-même, a été accueillie deux fois en résidence au Théâtre de l’Aquarium et continue actuellement sa création.
En 2020, Marius Barthaux présente à la Ménagerie de Verre son solo de danse performative : dire des sommes. Il imagine un second volet qu’il appelle Cosmos des Sommes, et invite cette fois quatre interprètes à le rejoindre. Ce second projet d’expérimentation sensible et sensoriel, s'est vu attribué une bourse dans le cadre du Programme "Création en cours" organisé par les ateliers Médicis.
Cette même année, le collectif La Ville en Feu imagine sa deuxième création à 12 : Les Planètes. Il invite l’artiste numérique Mathieu Poli, ils plongent ensemble dans le poème symphonique de Gustav Holst, et entreprennent une recherche autour de l’imaginaire de l’espace et des planètes. Les explorations autour de ce spectacle en cours de création bénéficient du soutien du Carreau du Temple, du Point Ephémère, et du Théâtre de la Ville à Paris, ainsi que des Hivernales CDCN à Avignon, et du Grand Théâtre de Provence à Aix en Provence.
En parallèle de la création de spectacle, La Grosse Plateforme organise les Grosses Soirées, qui croisent performances, extraits de spectacles, expérimentations et dance floor. Elles ont pris place à l’espace B puis au 6B. Elle invente également la Grosse Sauvage, surgissant des rues de Paris et sa banlieue, qui invite une trentaine d’artistes à investir la ville de façon sauvage, non institutionnelle, in situ, performative, insolente et joyeuse.
Au sein du collectif, nombre d’entre nous ont une expérience dans le domaine de la transmission. La liste de toutes les disciplines enseignées au sein du collectif est longue.
De l’enseignement des fondamentaux du théâtre à la mise en place de créations participatives avec des habitants, en passant par la création de tutos sur l’élaboration d’un budget de production et les cours de BMC, les membres de la Grosse Plateforme gardent une approche toujours pluridisciplinaire de leurs pratiques avec les publics et possèdent une grande envie commune de transmettre.

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